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Contenu
- Définition du climat et du système climatique
- Définition de la variabilité climatique et du changement climatique de
la Terre
- Le changement climatique - Sujet de préoccupation
- Mobilisation de la Communauté internationale face à la problématique du
changement climatique
- Etat actuel du climat et perception de ses changements
Définition du
climat et du système climatique
Le climat peut se définir comme étant l’ensemble des
conditions dominantes du milieu physique de la Terre. Beaucoup de gens
connaissent certains termes de climatologie comme la température moyenne de l’air,
les précipitations, la nébulosité, le vent, le gel, etc. Parmi les autres
grands paramètres du climat figurent des caractéristiques de l’océan,
telles que la température de la mer, la salinité, le niveau de la mer, les
courants, la couverture de glace et l’activité biologique.
Le soleil est la seule grande source d’énergie thermique
régissant le système climatique de la Terre. Comme la surface de la Terre est
courbe, la quantité de rayonnement solaire incident n’est pas la même
partout, les tropiques recevant le plus de chaleur et les régions polaires le
moins. C’est cette différence de température entre les tropiques et les
pôles qui induit les vents et les courants, lesquels redistribuent la chaleur
et l’humidité autour de la planète.
Le climat de la Terre est également façonné par les
interactions complexes de divers éléments qui constituent le système
climatique: l’atmosphère, les océans, la cryosphère, la lithosphère, et la
biosphère. Il est aussi influencé par des facteurs naturels et
anthropogéniques modifiant la composition de l’atmosphère tels que les
éruptions volcaniques et les émissions des gaz à effet de serre associées
aux activités humaines. C’est par le jeu de ces interactions que le système
climatique établit n équilibre entre le rayonnement solaire incident et le
rayonnement réfléchi vers l’espace, et que le climat de la Terre a été
remarquablement stable.
Définition de la
variabilité climatique et du changement climatique
Tout le monde connaît bien la variabilité naturelle du
climat. Une année donnée, on sort les imperméables et les parapluies parce qu’il
pleut plus que la moyenne. L’année suivante, il pourra faire plus froid, et l’on
notera moins de pluie. Ce genre de fluctuations climatiques à court terme est
une caractéristique naturelle du climat.
Toutefois, si l’un des éléments régissant le système
climatique subit des modifications considérables, l’équilibre peut être
rompu, ce qui entraînerait des changements climatiques planétaires et/ou
régionaux spectaculaires, qu’ils soient temporaires ou permanents.
Selon la définition du Groupe d’Experts
Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), le changement climatique
se réfère à tout changement du climat dans le temps dû à la variabilité
naturelle du climat ou résultant de l’activité humaine.
Cette définition diffère de celle énoncée par la
Convention - Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCCC) qui
définit le changement climatique comme les changements de climat qui sont
attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la
composition de l’atmosphère et qui viennent s’ajouter à la variabilité
naturelle du climat observé au cours des périodes comparables.
En fait, les changements du climat sont le résultat à la
fois de la variabilité interne à l’intérieur du Système climatique et des
facteurs extérieurs ( naturels et anthropogéniques) : Parmi les facteurs
naturels, on peut citer le rayonnement solaire sortant ou l’explosion
volcanique. Au nombre des facteurs anthropogéniques, l’on citera l’augmentation
des concentrations des gaz à effet de serre qui induisent un forçage radiatif
positif en faisant augmenter la température en surface.
Le changement
climatique - Sujet de préoccupation
Depuis une centaine d’années, le climat de la Terre s’est
réchauffé de 0.3 à 0.6°C et la plus grande partie de ce réchauffement est
survenu au cours des 40 dernières années.
Bien que les scientifiques ne puissent expliquer avec
certitude les raisons de cette tendance au réchauffement, tout porte à croire
qu’elle est liée à l’accumulation dans l’atmosphère de dioxyde de
carbone CO2 émis par la combustion des combustibles fossiles, comme
le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Le réchauffement causé par les
activités de l’homme est aussi connu sous le nom d’effet de serre.
Fait inquiétant, les scientifiques s’accordent à penser
que dans l’hypothèse, qui pourrait bien se révéler exacte d’un doublement
de l’équivalent CO2 de l’ensemble des concentrations de gaz à
effet de serre, l’atmosphère terrestre devrait encore se réchauffer de 1.4
à 5.8 °c de 1990 à 2100 (IPCC, 2001)
Ce serait un grand bouleversement puisque jamais la surface
terrestre n’aurait connu une température aussi élevée depuis que l’homme
a commencé de labourer la terre, il y a environ 10 000 ans. Qu’il soit d’origine
naturelle ou humaine, le réchauffement prévu est considéré comme l’une des
plus graves menaces environnementales de notre époque, en raison des impacts qu’il
pourrait avoir sur toute la planète.
Les craintes toujours plus vives suscitées vers le milieu
des années 70 par l’éventualité de changements climatiques provoqués par l’homme
sont à l’origine du regard différent porté aujourd’hui sur le climat.
1972 : graves sécheresses en Union soviétique;
épisodes El Nino au large des côtes péruvuennes.
1974 : réduction gastrique de la production alimentaires
en Inde suite aux aléas climatiques
1975 : vague de froid au Brésil ayant endommagé les
plantations de café
1978 : grave sécheresse dans le Sud-ouest du
Congo-Brazzaville; réduction importante de la production alimentaire et des
niveaux des couirs d'eau du Kouilou, du Niari, de la Nianga, de laBouenza
Vers les années 80, les catastrophes météorologiques se
firent plus courantes sur tous les continents avec cette grave sécheresse qui
toucha 34 pays au début des années 80. La Terre elle-même venait de donner un
sévère avertissement à l’humanité suite aux atteintes graves sur l’environnement
La variabilité naturelle du climat aurait pu à elle
seule expliquer chacun des phénomènes, mais leur nombre et leur fréquence
sur une si courte période ont laissé penser à d’autres causes.
Trois facteurs venaient renforcer les craintes à cet
égard :
l’augmentation des quantités de dioxyde de
carbone et d’autres gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère
les menaces pesant sur la couche d’ozone
Enfin, la croissance démographique et la
consommation accrue d’énergie et de ressources agricoles qui en
résulte.
Mobilisation de la
communauté internationale face à la problématique du changement cliamatique
1979 : Première Conférence mondiale sur le
climat ; l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), le Conseil
International des Unions Scientifiques (CIUS) et le Programme des Nations Unies
pour l’Environnement (PNUE) lancent le Programme Climatologique Mondial (PCM)
pour répondre à l’attente grandissante d’une meilleure compréhension du
climat et de ses répercussions économiques et sociales (OMM, N°912)
1985 : Conférence de Vienne sur la Convention-cadre
pour la protection de la couche d’ozone
1987 : Protocole de Montréal sur les substances qui
détruisent la couche d’ozone
1988 : Création du Groupe d’Experts
Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) par l’OMM et le PNUE.
1989 : Mise en place de la Veille de l’Atmosphère
Globale (VAG) pour surveiller la composition de l’atmosphère ; l’OMM
et le PNUE entament la procédure qui a mené aux négociations d’une
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et convoquent
la première réunion du Comité intergouvernemental de négociation en 1991
1990 : Deuxième conférence mondiale sur le climat
débouchant sur l’établissement du Système mondial d’observation du
climat (SMOC); début de la Décennie internationale de prévention des
catastrophes naturelles ; parution du premier Rapport d’évaluation du
GIEC.
1992 : Conférence des Nations Unies sur l’Environnement
et le Développement Durable (CNUED) – Sommet de la Terre, débouchant sur le
programme « Action 21 » Reconnaissance du climat comme patrimoine
commun de l’humanité et consensus sur la nécessité de le protéger ;
Adoption de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements
Climatiques (CCCC) ; Mise en oeuvre du Système mondial d’observation du
climat (SMOC)
1993 : Négociation de la Convention des Nations Unies
sur la lutte contre la désertification ; établissement du Système
mondial d’observation du cycle hydrologique (WHYCOS)
1994 : Institutionnalisation de la pratique consistant à publier chaque
année un rapport sur l’état du climat tant à l’échelon mondial que
régional par l'Organisation Météorologique Mondiale
1997 : La Conférence de Kyoto fixe les objectifs et un calendrier de
réduction des émissions de gaz à effet de serre
2001 : Troisième rapport d'évaluation du
GIEC
2002 : Sommet mondial pour le développement
durable
Etat actuel du
climat et perception de ses changements
Ø A
l'échelon mondiale
a) Variation des
températures
La température moyenne à la surface du globe (terre
et mer) a augmenté depuis 1861 à nos jours. Au cours du 20è
siècle, cette augmentation est de 0.6°C (Figure 1). Les données
témoignent une grande variabilité ; par exemple, la plus grande
partie du réchauffement est apparue au cours du 20è siècle
en deux périodes distinctes, de 1910 à 1945, puis entre 1976 et 2000 (WMO,
n°896)
Sur la base des données recueillies sur l’Hémisphère
Nord, il est démontré que l’augmentation de la température durant
le 20è siècle est la plus importante jamais enregistrée
depuis 1000 ans (Figure 2). Il est aussi établi que la décennie 90 a
été la plus chaude et 1998 l’année la plus chaude sur la même
période (WMO, n°913
En moyenne de 1950 à 1993, les températures
minimales quotidiennes sur terre ont augmenté de 0.2°C par décades (IPCC,2001).
Cela représente 2 fois le taux d’augmentation des températures
maximales quotidiennes (0.1°C par décades). L’élévation de la
température de surface de la mer au cours de cette période est d’environ
la moitié de celle de la température moyenne de l’air en surface.
b)
Variation du niveau de la mer
Le niveau de la mer a augmenté de 0.1 à 0.2 mètres
au cours du 20ème siècle et l’expansion thermique s’accentue
depuis 1950, période à partir de laquelle des données d’observation
adéquates sub-surface de l’océan sont disponibles.
c)
Variation des précipitations
Les précipitations connaissent aussi des variations
à différentes échelles de temps (Figure 3) On note une faible
tendance à l’augmentation des précipitations dans l’hémisphère
Sud et à l’échelon mondial. Cependant, dans l’hémisphère Nord,
aucune tendance remarquable n’est à signaler (JMA, 2000). Dans les
parties continentales des moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère
Nord, les précipitations ont augmenté de 0.5 à 1% par décades au
cours du 20ème siècle et celles des régions tropicales
continentales (10°N à 10°S) ont augmenté de 0.2 à 0.3% par
décades. L’augmentation des précipitations dans les tropiques en
général n’est pas évidente au cours des récentes décades (IPCC,
2001)
d) Occurrence
des phénomènes météorologique extrêmes
Au cours de la dernière moitié du 20ème
siècle, il a été observé une augmentation des épisodes pluvieux
dans les moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère Nord.
Dans certaines régions d’Asie et d’Afrique, la
fréquence et l’intensité des sécheresses ont augmenté au cours des
dernières décades.
El Nino/Oscillation australe ( ENSO), phénomène
affectant les variations régionales des précipitations et des
températures sur de nombreuses régions tropicales, sub-tropicales et
de quelques régions des moyennes latitudes est devenu plus fréquent,
plus persistant et plus intense depuis le milieu des années 70 à
comparer avec les évènements antérieurs.
Toujours d’après l’IPCC WGI TAR 2001, quelques
régions du globe n’ont pas connu de tendance au réchauffement au
cours des dernières décades. C’est le cas de certaines parties des
océans de l’hémisphère sud et de certaines parties de l’Antarctique.
Il n’y a pas eu de réelle tendance de la
couverture de la glace de mer dans l’Antarctique depuis 1978, date du
début des premières mesures effectuées par satellite. Cependant, dans
l’Arctique, la couverture de la glace de mer décroît depuis 1978, et
des anomalies négatives prédominent à partir de 1989.
Au plan global, la tendance de la couverture de la
glace de mer reflète la tendance décroissante de l’Arctique depuis
1989 (Figure 4) La couverture de la glace de mer au
printemps et en été de l’hémisphère Nord a diminué d’environ 10
à 15 % depuis les années 1950 (IPCC, 2001)
Sur la base des données limitées, les fréquences
et les intensités observées des cyclones tropicaux et subtropicaux et
des orages locaux n’ont pas connu de tendance claire au cours de la
deuxième moitié du 20ème siècle, bien que des
fluctuations inter-décadaires soient quelquefois apparentes.
Ø
Au Congo - Brazzaville
a) Variation
des températures
Au pas de
temps annuel
A l’échelle du Congo, la température moyenne
annuelle en surface montre une tendance au réchauffement climatique. En
se basant sur les stations ayant des longues chroniques à savoir,
Pointe-Noire, Brazzaville et Impfondo, on note deux périodes de
réchauffement : la première période se situe vers les décennies
30 et 40; la seconde période est survenue vers la fin des années 70 et
se poursuit jusqu’à nos jours (Figure 5e, 9e, 10e ). De surcroît,
les régions situées à l’Ouest de Brazzaville ont connu un
réchauffement un peu tardif ( vers le milieu des années 80) par
rapport aux autres régions. La période du premier réchauffement au
Congo semble être en accord avec la date du premier réchauffement
observé au niveau mondial et qui se situe vers 1945 ; De même, le
réchauffement récent tant au plan local que mondial paraît bien lié
à la même période.
A l’extrême Nord du pays (Impfondo) et sur la
région du proche atlantique (Pointe-Noire), la première période du
réchauffement a été au plus aussi chaude que la période récente
avec des températures plus élevées (anomalies : 1.6°C). En
effet, c’est au cours du mois de mars 1943 que la station d’Impfondo
avait enregistré le record de 38.9°C, température égalée au niveau
de Souanké en avril 1998. A Pointe-Noire, les années 1933 et 1934 sont
les deux années les plus chaudes depuis le début des relevés
météorologiques en 1929 avec une hausse de 1.6°C. A Brazzaville, le
réchauffement récent est plus important que celui du début des
années 30 avec une hausse de 1.5°C et l’année 1998 a été la plus
chaude depuis le début des relevés météorologiques en 1931.
Les deux dernières décennies marquent un net
réchauffement des températures en surface sur la majeure partie du
pays à l’exception de l’extrême Nord-Ouest (Souanké) avec une
hausse d’environ 0.5°C par rapport à la normale climatologique
correspondant à la période de référence 1961-1990. Il existe une
grande variabilité de température par régions (Impfondo : 0.2°C
en moyenne ; Souanké : 0.0°C en moyenne ; Gamboma :
0.2°C en moyenne ; Brazzaville:0.7°C en moyenne ;
Sibiti :0.3°C en moyenne; Pointe-Noire : 0.5°C en moyenne) A
Brazzaville et à Pointe-Noire l’année 2000 est respectivement la
dix-huitième et la quatorzième année consécutive où la température
moyenne annuelle en surface est supérieure à la normale correspondant
à la période de référence 1961-1990. En dépit de sa température
record observée en 1998, Souanké ne présente pas de tendance de
température perceptible.
En moyenne sur l’ensemble du pays, l’augmentation
de température entre la période de refroidissement des années 50 et
60 et la période de réchauffement récente (décennies 80 et 90) est
de 0.9°C.
Au pas de
temps saisonnier
Le réchauffement se manifeste également au pas de
temps saisonnier (Figures 5-10, a, b, c, d). A Impfondo, par exemple, le
réchauffement au cours des deux dernières décennies est plus
important en juin-juillet-août que durant les autres saisons avec une
hausse d’environ 0.5°C. Brazzaville est caractérisé par une
tendance au réchauffement sur toutes les saisons. A Pointe-Noire,
mars-avril-mai connaît le réchauffement le plus faible (
anomalies :0.4 environ) et la saison de septembre-octobre-novembre
est la plus chaude (anomalies : 0.8°C ). A Gamboma, ce sont les
saisons de décembre-janvier-février, de septembre-octobre-novembre qui
accusent le réchauffement le plus important (anomalies : 0.4°C
environ) tandis que juin-juillet-août n’a pas de tendance claire. A
Sibiti le réchauffement saisonnier est certes faible (anomalies :
0.3°C environ), mais perceptible en toutes saisons.
b) Variation
des précipitations
Au pas de temps annuel
La variabilité des précipitations est étudiée à
travers l’évolution inter-annuelle des anomalies exprimées en
pourcentage. Elle traduit une tendance à la baisse du régime des
précipitations sur la majeure partie du pays entre le milieu des
années 60 et la fin des années 70 (Figures 11 et 12). Dans le Centre (Gamboma),
la baisse est continuelle jusqu’au milieu des années 90. La décennie
60 a été très humide sur une grande partie du pays, à l’exception
de l’extrême Nord-Est (Impfondo) où les précipitations avaient une
tendance à la baisse.
La tendance à la baisse des précipitations est un
fait marquant sur la majeure partie des régions septentrionales et du
Centre entre les années 80 et le milieu des années 90 (Impfondo :
-13% en moyenne ; Gamboma : -10% en moyenne) Cette baisse
est très accusée à Impfondo. En effet, entre 1986 et 1996, 10 années
consécutives sur 11 ont enregistré des précipitations inférieures à
la normale. Ouesso présente une singularité en ce sens que la
première moitié des années 90 enregistre une tendance à la hausse
avec un excédent pluviométrique d’environ 10%. Au sud du pays par
contre, on enregistre pendant la même période une faible tendance à
la hausse des précipitations suivie d’une certaine stabilité.
Brazzaville est caractérisé par de grandes fluctuations dans le
régime pluviométrique ; les valeurs des anomalies s’écartent
beaucoup des valeurs normales. A Mouyondzi, la première moitié des
années 90 est marquée par une tendance à la baisse des
précipitations.
Il convient de noter que c’est au cours de la
période 1980-1996 que l’on enregistre sur la plupart des régions les
déficits pluviométriques records sur la période de 1951 à 1996 ainsi
qu’il suit : Souanké : -26% en 1995; Impfondo : -26%
en 1987; Ouesso : -30% en 1983 ; Makoua : -27% en 1989
égalant le record de 1979; Gamboma : -30% en 1980 égalant le
record de 1958; Djambala : -21% en 1991; Mpouya : -34% en
1983; Brazzaville : -28% en 1987; Dolisie : -42% en 1982.
Au pas de
temps saisonnier
Les précipitations présentent aussi une grande
variabilité saisonnière (Figures 13-18 : a, b, c, d ). A Impfondo,
la tendance à la baisse des précipitations saisonnières est marquée
au cours des saisons de décembre-janvier-février et de mars-avril-mai
des années 50 jusqu’au milieu des années 90; sur les autres saisons,
la baisse est perceptible du début des années 80 à 1996. La période
de 1976 à 1981 a été très pluvieuse en toutes saisons sauf en
juin-juillet-août.
A Souanké, les précipitations saisonnières
décroissent de 1967 à 1996 en mars-avril-mai. En
septembre-octobre-novembre la baisse part de 1967 à 1980, et après une
période pluvieuse autour des années 1987, les précipitations ont
continué de décroître jusqu’en 1996. En décembre-janvier-février,
la baisse est certes faible mais continuelle de 1962 jusqu’au début
des années 80 pour se stabilise jusqu’en 1996. Juin-juillet-août est
marqué par des fluctuations plus ou moins importantes des
précipitations et n’a aucune tendance perceptible.
Dans le Centre (Gamboma), les précipitations
décroissent de 1980 à 1996 en décembre-janvier-février et
septembre-octobre-novembre ; en mars-avril-mai, la baisse se situe
entre 1964 et 1989 suivie d’une hausse importante qui se poursuit
jusqu’en 1996 ; en juin-juillet-août, la diminution des
précipitations intervient de 1989 à 1996.
A Sibiti, à l’exception de la saison de
juin-juillet-août où les précipitations accusent la tendance à la
hausse des années 50 à la fin des années 80 les autres saisons
enregistrent une tendance à la baisse du début des années 60 et 70
jusqu’au début des années 80 ; une tendance à la hausse s’ensuit
jusqu’à l’année 1996
A Pointe-Noire, la saison de mars-avril-mai
enregistre une tendance à la diminution des précipitations du début
des années 70 à 1996 ; juin-juillet-août accuse une hausse des
précipitations vers la fin des années 80 après une série d’années
où la pluviométrie avait été sensiblement déficitaire. Les autres
saisons présentent des fluctuations importantes d’une année à une
autre sans une tendance claire. A Brazzaville, la saison de
juin-juillet-août a connu deux périodes très humides : l’une
vers 1937-1939 et l’autre vers 1990 ; entre ces deux périodes
les précipitations ont été largement déficitaires ; les autres
saisons à Brazzaville présentent des grandes fluctuations années
après années sans tendance claire.
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